RAPPORTS AUX ESCAPCES - Nous évoluons dans des volumes jusqu’à un certain point
Ma grammaire du collage ainsi que mon intérêt pour la question des « contextes » me font considérer les combinatoires et les installations comme voisines. En effet, dans ma pratique, l’espace devient à la fois objet, image et référent.

Souvent par le passé et pour des raisons pratiques qui constituent une des conditions de réalisation des collages sous quelques formes qu’ils soient, j’ai conçu mes oeuvres dans un espace 3D sous forme de « micro-installations ». J’ai aussi regroupé plusieurs objets sur des parois ou dans des lieux comme on écrirait des phrases. Pour moi, grand ou petit, recto comme verso, ne différent que par les moyens convoqués.

A partir de mes travaux sur les sphères, les objets et les espaces deviennent comme organique l’un l’autre. Nous sommes dans une démarche d’évolution, comme on pourrait le concevoir pour la danse ou les arts vivants. En me permettant librement les abstractions conceptuelles et les réflexions futuristes sur ce qui n’est pas encore et sur les incertitudes de notre époque. 


C’est pourquoi je ne parle plus d’installations en tant que telles.

A l’avenir, j’envisage selon les moyens et les collaborations de:

  • modifier les espaces pressentis avec des objets qui démultiplieraient leurs caractéristiques substituant ainsi les murs. Utilisant des rouleaux de bobines géantes, des grands cerfs-volants, etc;

  • créer des « narrations » qui coordonnent différents types de travaux par des moyens plus ou moins proches aux décors scénographiques ;

  • réaliser des programmes d’œuvres collectives ;

  • réaliser sur les toits des sculptures autour de l’énergie et l’environnement.